Bonheur
17 févr. 2013Corse, août 2000
La Revellata jette ses derniers éclats. Le jour renaît tandis que meurt la houle. Hier, nous avions la fin du mistral pour quitter la terre. Désormais, une brise légère distille ses effluves résinés. Avant de la voir, on la sent, loin du large. D’abord le pin qui occupe les hauteurs. Puis le maquis dont le ciste et le myrte s’accrochent aux falaises. La Corse n’est pas une île, c’est une montagne dans la méditerranée. Ses sommets se découpent sur le soleil levant. Et les cimes enneigées du mont Cinto font comme une passerelle entre ciel et mer. A l’étrave, les dauphins ne sont pas venus jouer. La vague n’est qu’un frisson sur l’onde assagie. Suspendus dans le bleu, il semble nous dire bienvenu au pays du bonheur.
