Préparatifs
17 févr. 2013Le Havre, octobre 2001
Avant le départ d’une transat, le scénario est immuable. Les bateaux ont beau avoir l’air d’être fin prêt à larguer les amarres, il reste toujours une bricole à faire… Les skippers sont sur place, mais les préparateurs ne compte pas leurs heures. Dés le lever du jour, ils sont sur le pont à achever une épissure, « checker » l’informatique – et ce sont eux qui, la nuit venue, quittent le bord en dernier après un ultime coup de jet sur le pont et la vérification de l’amarrage. J-2 pour la TRansat Jacques Vabre. Bassin Paul Vatine au Havre devant les anciens docks de briques sombres. Sur ce 60pieds OPen, le génois léger vient d’être livré. Avec sa camionnette, le maître-voilier fait le tour des pontons et dépose des voiles qui, quelques heures plutôt, étaient en finition sur le plancher. A l’heure ou le vent mollit, on hisse brièvement la nouvelle voile pour vérifier la triangulation. Puis on envoie un équipier dans le mat pour vérifier la ralingue et les zones sensibles, avant de vite l’affaler puis de poser, si besoin, des renforts de tissu autocollant. Enfin, la voile va être rangée pour sa seule nuit en soute. Dés le départ, le génois effectuera plus de cinq mille milles, endraillé ou plié dans son sac et amarré à un chandelier… mais toujours sur le pont et au vent.
