Lignes
17 févr. 2013Port-Lay à l’aube, le 24 juillet 2002
Aucune houle dans les Coureaux de Groix, on mouille pour un café au Lay, beau voisin de port Tudy : « Tu dis que c’est plein comme un œuf ! bon tant pis pour le café à la jetée on va le prendre à port Lay », dis-je à un amis lorientais. « Mais il n’y a pas de bar ni de pain au Lay », rigole-t-il dans la VHF. De fait une fois mouillés devant le petit port de Groix, le tour d’annexe confirme. Et Julien remet ça : « dommage pas de pot au Lay, Capitaine ». Peu importe cette aube d’été offre de bien plus belles nourritures. Le flot débutant mouille à peine le fond du minuscule bassin resté dans l’ombre du levant. Tapies derrière la courte jetée fermant le port naturel, quelques embarcations échappent encore aux lances solaires qui glissent au-dessus, sur les longues amarres de barques plus distantes. Une silhouette godille sous les cordages, embarque en douce. Quand la lumière atteint son bateau blanc, j’appelle Julien : « regarde, comme un sucre sur du café noir ! »
