Paradis
17 févr. 2013Ster Wen, Belle-Ile, le 8 août 2003
Derrière le bleu profond s’insinuant entre les falaises de Ster Wen, un bain frais dans une crique ou rodent quelques pieds d’émeraude…
« Pourquoi ne m’emmènes-tu pas au mouillage de Belle Ile dont tu m’a tant parlé ? ». Quelques heures après, Sylvie pointe du doigt les Poulains sur bâbord, découvre Ster Wraz dans l’étrave et s’extasie enfin à tribord devant la veine de l’aster Wen, le plus bleu marine de l’étoile des pétales de l’étoile d’eau Nord-belliloise. Emotion ! Mais ce n’est pas fini.
Après l’acrobatique mouillage cul à la falaise, amarre arrière nouée au rocher, je lui propose un peu d’escalade. « Viens : de la-haut, c’est sublime. » Pas facile de débarquer sur des algues glissantes, de trouver un raidillon vers le sommet, mais soudain, son étonnement : « tu as vu la crique ? regarde l’eau, ce vert ! » Pour moi c’est du déjà vu, mai ce paysage me ravit comme la toute première fois. Quarante mètres au-dessus du vide, plein de bleu nuit à gauche ou brille comme étoile notre voilier blanc, plein de bleu horizon en face jalonné par le phare des Poulains, l’émeraude qui rôde sou mon pied doit me surprendre encore.
